La mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie semblait dimanche s'acheminer vers un constat d'échec, moins d'une semaine après son arrivée.
L'acte de décès a été dressé au sein même de l'organisation panarabe
par l'une de ses émanations, le Parlement arabe. Son président a
ouvertement demandé le retrait des observateurs, au grand embarras du
secrétariat général. Sur le terrain, la mission est menacée d'implosion
par son propre chef, le très contesté général soudanais Mohammed
al-Dabi.
Renonçant à sa promesse de garder le silence, après ses premières déclarations, jugées prorégime, Mohammed al-Dabi a carrément contredit samedi l'un de ses hommes. Ce dernier avait dénoncé l'utilisation de snipers (tireurs embusqués) à Deraa, foyer de la contestation. «Nous avons vu des snipers de nos propres yeux, s'est exclamé l'enquêteur dans une vidéo diffusée samedi sur YouTube. Nous allons demander au gouvernement de les retirer immédiatement.»
Le général l'a aussitôt désavoué sur la BBC. «Il n'a pas vu de snipers, il a dit que s'il en voyait, il le signalerait», a-t-il protesté, contre toute évidence. Cette sortie a encore creusé le fossé entre le chef de la délégation et ses subordonnés, nombreux à l'avoir mis en quarantaine.
Renonçant à sa promesse de garder le silence, après ses premières déclarations, jugées prorégime, Mohammed al-Dabi a carrément contredit samedi l'un de ses hommes. Ce dernier avait dénoncé l'utilisation de snipers (tireurs embusqués) à Deraa, foyer de la contestation. «Nous avons vu des snipers de nos propres yeux, s'est exclamé l'enquêteur dans une vidéo diffusée samedi sur YouTube. Nous allons demander au gouvernement de les retirer immédiatement.»
Le général l'a aussitôt désavoué sur la BBC. «Il n'a pas vu de snipers, il a dit que s'il en voyait, il le signalerait», a-t-il protesté, contre toute évidence. Cette sortie a encore creusé le fossé entre le chef de la délégation et ses subordonnés, nombreux à l'avoir mis en quarantaine.



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