2011 a été marqué par le boom du football féminin en France avec le
beau parcours de l'équipe de France aux Mondiaux et le sacre européen
des Lyonnaises.

Les misogynes doivent réviser leur jugement. Un an après Knysna et
la honte qui s'est abattue sur l'équipe de France masculine, 2011 fut,
en matière de football, l'année de la femme. Les dames ont prouvé
qu'elles jouent aussi bien (et parfois mieux) que les hommes. Et,
surtout, qu'elles pratiquent ce sport sans «se la jouer». Nul trucage
chez elles, nulle grimace après une passe ratée ou un tir manqué, nulle
économie d'énergie non plus. Elles évoluent pendant 90 minutes pied au
plancher, de façon naturelle et ludique. Cet hymne à la joie et au
plaisir, beaucoup de téléspectateurs de Direct 8 l'ont entendu lors de
la finale de la Ligue des champions entre Lyon et Postdam le 26 mai (2-0) à Londres.
Ou
pendant la dernière Coupe du monde en Allemagne du 26 juin au
17 juillet, conclue par une 4e place qualificative pour les JO de
Londres. Depuis, les Bleues ont remporté leurs quatre premiers matchs
éliminatoires de l'Euro 2013 (Israël deux fois, l'Irlande et le pays de
Galles), marquant 17 buts pour seulement 2 encaissés, prouvant que leur
appétit restait inassouvi, servi par un désir permanent d'offrir du
spectacle au public.

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