Il y a eu quelques difficultés, notamment un différend avec le parti de l'Istiqlal (nationaliste) à propos du ministère de l'Equipement, mais le problème a été résolu", selon Othmani, député et ancien secrétaire général du PJD qui a remporté les législatives du 25 novembre dernier avec 107 sièges.
Plus d'un mois après la nomination par le roi de Benkirane comme chef du gouvernement, celui-ci n'a pas encore été formé. C'est la première fois que les islamistes dirigeront un gouvernement au Maroc.
"La nomination par le roi du gouvernement n'est pas une simple formalité. C'est un processus qui nécessite des négociations et des discussions avec nos partenaires. Il est donc normal que cela prenne du temps", ajoute-t-il.
La nouvelle Constitution attribue le poste de chef du gouvernement au parti ayant remporté le plus de sièges après les législatives. Le PJD et l'Istiqlal, second avec 60 sièges, formeront la coalition gouvernementale en compagnie du Mouvement populaire (MP, libéral 32 sièges) et le parti du Progrès
et du socialisme (PPS, ex-communiste 18 élus).
"Une première liste des candidats a été envoyée à sa majesté dimanche ou samedi", précise encore Othmani. Selon la presse marocaine, le palais royal aurait notamment émis des réserves quant à la candidature de Mustapha Ramid au poste de ministre de la Justice. Ce dernier est connu pour ses positions favorables à une limitation des pouvoirs du roi.
"Ce n'est pas vrai. Aucune réserve n'a été faite concernant Ramid. Il ne faut pas oublier que la formation du dernier gouvernement, en 2007, a duré 40 jours. Et 2002, la formation du gouvernement d'Abderrahmane Youssoufi (ndlr, socialiste) a mis deux mois et dix jours", conclut Othmani.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire